Outils · Prévention des risques professionnels

Test : évaluation des risques psychosociaux

Répondez à 6 questions sur votre effectif, votre activité, l’existence d’une évaluation antérieure et d’éventuels signaux d’alerte, et l’outil vous indique la méthode recommandée, quand une révision s’impose et les sanctions prévues par la loi. La nuance importante : l’évaluation des risques est déjà obligatoire aujourd’hui pour votre entreprise, quelle que soit sa taille ; ce qui varie, c’est le périmètre psychosocial, la méthode et le format du document.

Cadre réglementaireLoi 31/1995 (LPRL, art. 14-16) et DR 39/1997
Pour quiToute entreprise employant des salariés, dès le premier
Ce qu’il ne fait pasIl ne remplace pas un préventeur et ne détermine pas à lui seul si une infraction est grave ou très grave

En une phrase : l’évaluation des risques — psychosociaux compris — est obligatoire pour toute entreprise dès son premier salarié, selon la loi 31/1995 (LPRL, art. 14.2, 15.1.b et 16.2.a) et le DR 39/1997. Aucun seuil d’effectif n’en dispense. Ce qui change avec votre taille et votre activité, c’est la possibilité d’utiliser un document unique simplifié (DR 39/1997, art. 2.4), la méthode technique adaptée et le moment de la révision.

Cet outil est indicatif et ne constitue pas un conseil professionnel. Vérifiez votre cas concret avec Summum Calidad, avec votre service de prévention ou un préventeur agréé avant toute décision définitive. Nous avons déjà publié une analyse complète sur le blog : Risques psychosociaux : évaluation obligatoire et comment la mener.

Évaluez votre situation

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Votre entreprise exerce-t-elle l’une des activités dangereuses de l’annexe I du DR 39/1997 (rayonnements ionisants, agents biologiques des groupes 3-4, explosifs, mines, plongée, construction avec risque de chute ou d’ensevelissement, sidérurgie, gaz sous pression, haute tension) ?
Avez-vous déjà réalisé une évaluation des risques psychosociaux ?
Y a-t-il des arrêts de travail ou des atteintes à la santé que votre service médical a reliés à des facteurs psychosociaux du poste (charge de travail, harcèlement, manque d’autonomie) ?

Répondez selon votre situation actuelle, que vous ayez ou non une évaluation antérieure.

Constatez-vous un fort turnover ou des plaintes formelles sur la charge de travail, sans atteinte à la santé encore constatée ?
Existe-t-il des délégués à la prévention ou un comité de santé et sécurité (représentation légale du personnel) ?

Comment le résultat est calculé.

Méthodologie · quatre règles
01

L’obligation ne dépend pas de votre effectif

La LPRL (art. 14.2, 15.1.b et 16.2.a) impose d’évaluer les risques — psychosociaux compris — sans fixer de nombre minimal de salariés. L’outil indique toujours l’évaluation comme obligatoire ; ce qu’il calcule à partir de vos réponses, c’est le format, la méthode et l’urgence de la révision.

02

Vérifier si le document unique simplifié vous est ouvert

L’art. 2.4 du DR 39/1997 permet aux entreprises d’au plus 50 salariés n’exerçant aucune activité de l’annexe I de réunir le plan de prévention, l’évaluation des risques et la planification préventive dans un seul document allégé. Au-delà de 50 salariés, ou si votre activité figure à l’annexe I, cela ne s’applique pas : il vous faut la documentation complète, séparément.

03

Déterminer si une révision s’impose maintenant, et avec qui la concerter

Si une évaluation existe déjà et que des atteintes à la santé sont liées à des facteurs psychosociaux, l’art. 6.1 du DR 39/1997 impose de la réviser sans attendre le cycle habituel. L’art. 3.2 du même règlement exige en outre de concerter la méthode d’évaluation avec les représentants du personnel (ou avec les salariés eux-mêmes en l’absence de représentation), en application de l’art. 33 de la LPRL — c’est toujours obligatoire, qu’il y ait ou non des signaux d’alerte.

04

Afficher les sanctions LISOS applicables

Ne pas évaluer ou ne pas mettre à jour l’évaluation constitue une infraction grave (art. 12.1.b LISOS), passible d’une amende de 2 451 à 49 180 € (art. 40.2.b). Si le manquement crée un risque grave et imminent non corrigé, il peut passer en infraction très grave (art. 13.10 LISOS), avec une amende de 49 181 à 983 736 € (art. 40.2.c). L’outil affiche toujours les deux fourchettes, mais il ne décide pas à votre place laquelle s’applique à un cas où l’atteinte est déjà constatée : c’est une appréciation de l’Inspection du travail, non un calcul automatisable.

Sources consultées

Un cas que cet outil ne couvre pas et n’invente pas : la loi ne fixe aucun délai en années pour renouveler l’évaluation (l’art. 6.2 du DR 39/1997 renvoie à ce que conviennent l’entreprise et les représentants du personnel) ; et lorsqu’une atteinte à la santé est déjà constatée, le caractère grave ou très grave de l’infraction relève d’une qualification que l’Inspection du travail opère au cas par cas (art. 39.2 LISOS), et non d’un calcul automatisable. Dans les deux cas, l’outil vous le dit explicitement dans le résultat, plutôt que de vous proposer un chiffre ou une qualification inventés.

Cet outil ne contredit pas l’analyse déjà publiée sur le blog : Risques psychosociaux : évaluation obligatoire et comment la mener, qui détaille les phases de l’évaluation, les méthodologies reconnues et les erreurs les plus fréquentes.

Questions fréquentes sur le test de risques psychosociaux.

Une microentreprise de 2 salariés doit-elle aussi évaluer les risques psychosociaux ?

Oui. La loi 31/1995 (LPRL, art. 14.2, 15.1.b et 16.2.a) ne fixe aucun seuil d’effectif : l’évaluation des risques — psychosociaux compris — est obligatoire dès le premier salarié. Ce qui change avec la taille, ce n’est pas l’obligation, mais le format de la documentation.

Qu’est-ce qui change si mon entreprise compte 50 salariés ou moins ?

Si votre entreprise compte au plus 50 salariés et n’exerce aucune des activités dangereuses de l’annexe I du DR 39/1997 (rayonnements ionisants, agents biologiques des groupes 3-4, explosifs, mines, construction avec risque de chute ou d’ensevelissement, entre autres), l’article 2.4 du même règlement vous permet de réunir le plan de prévention, l’évaluation des risques et la planification préventive dans un document unique simplifié. Ce n’est pas une évaluation différente ni allégée sur le fond : c’est un format documentaire plus simple.

Que se passe-t-il si j’ai déjà fait une évaluation et qu’il y a maintenant des arrêts liés au stress ou à l’anxiété ?

L’article 6.1 du DR 39/1997 impose de réviser l’évaluation lorsque des atteintes à la santé des salariés sont détectées. Si le service médical relie ces arrêts à des facteurs psychosociaux du poste, la révision n’est ni facultative ni reportable au cycle habituel. Selon le cas, cela peut en outre vous rapprocher d’une infraction très grave (art. 13.10 LISOS) et déclencher la majoration des prestations de l’art. 164 de la loi générale de la sécurité sociale : cela exige une analyse individuelle avec votre service de prévention, l’outil ne le détermine pas automatiquement.

À quelle fréquence dois-je renouveler l’évaluation psychosociale ?

Il n’existe aucun délai légal fixe en années. L’article 6 du DR 39/1997 impose une révision dès que les conditions de travail changent ou que des atteintes à la santé sont détectées, et exige de convenir de la périodicité ordinaire entre l’entreprise et les représentants du personnel (ou les salariés eux-mêmes en l’absence de représentation). Tout chiffre du type « tous les X ans » que vous verrez ailleurs relève de la pratique courante, non d’une obligation de la norme : c’est un cas que l’outil ne tranche pas à votre place.

Quelle sanction puis-je encourir si je ne réalise pas l’évaluation psychosociale ?

Ne pas réaliser les évaluations des risques, ou ne pas les mettre à jour ni les réviser, constitue une infraction grave (art. 12.1.b LISOS), passible d’une amende de 2 451 à 49 180 € selon l’art. 40.2.b) du texte refondu de la loi sur les infractions et sanctions dans l’ordre social (DRL 5/2000). Si le manquement crée en outre un risque grave et imminent que l’entreprise ne corrige pas, il peut atteindre la fourchette de l’infraction très grave (art. 13.10 LISOS), avec une amende de 49 181 à 983 736 € (art. 40.2.c). La qualification exacte dans chaque cas relève de l’Inspection du travail, non de cet outil.

Quelle méthode dois-je utiliser ?

La réglementation n’impose pas de méthode précise. L’INSST diffuse gratuitement FPSICO 4.1, l’outil technique de référence en Espagne, sans restriction de taille d’entreprise. C’est celui que cet outil recommande par défaut ; d’autres méthodologies reconnues (COPSOQ III/ISTAS21, INSL de Navarre) sont également valables si elles sont fiables et si les représentants du personnel participent à leur choix, comme l’exige l’art. 3.2 du DR 39/1997.

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